Présentation

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Ici, c'est ma nouvelle fanfic sur Simple Plan. Enfait, ce sont MES nouvelles fanfics. Elle vont être plus courtes que ma première et seront, je l'espère, plus agréables à lire. Il n'y aura pas toujours de présentations des personnages, alors vous les connaîtrez au fure et à mesure que vous lisez. Je sais que c'est cliché, mais bonne lecture!


P.S. Notez que ce que j'écris, c'est des FANFICTIONS, donc rien n'est réel! Merci!

Fanfic #1: Enjoy to hate you, page 1 et page 2
Fanfic #2: P.S: I love you page 3 et page 4
Fanfic #3: Danse, Petite fille page 5 , page 6 et page 7

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_______________ He was a boy,

_______________ She was a girl,

_______________ Can I make it anymore obvious?



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Cliquez ici, pour voir mon annuaire de fictions.

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 10:08

Modifié le mardi 14 juillet 2009 11:34

L'homme est un apprenti, la douleur est son maître.

L'homme est un apprenti, la douleur est son maître.
Chapitre Un

« Je crois que tout ce qui ne nous tue pas nous rend encore plus ... bizarre... »
-The joker

Dimanche, 24 septembre

Je ne comprends pas les gens. Quand un dessin est réaliste, ils le trouvent magnifique, mais quand c'est la vie qui l'est, ils la détestent. Pourtant, les portraits les plus appréciés son souvent des répliques en peinture des plus beaux paysages de la vie réelle. Les gens ont tendance à croire que la vie est plus belle dans un tableau. Un jour, j'ai vu un film à la télé. C'était l'histoire d'un peintre qui rendait ses peintures vivantes. J'aimerais bien faire la même chose avec mes dessins. Dans le parc où je suis, deux mères poussent leurs poussettes en se racontant les ''exploits'' que leurs bébés ont fait. Un petit garçon de huit ans joue au frisbee avec son chien et une petite fille essaie de décoincer son cerf-volant prit dans un arbre. Un jeune homme dans les 16 ans je dirais va l'aider, le sourire aux lèvres. Il n'est pas très grand, a les cheveux bruns padés et des yeux bleus gentianes. Crayon à la main, je m'amuse à le dessiner. C'est quand même rare de nos jours les personnes qui sourient. Ce n'est pas parce que quelqu'un sourit sur une photo qu'il est forcément heureux. Le gars de 16 ans est entrain de grimper dans l'arbre pour dégager le jouet de l'enfant. Il ne sait pas vraiment comment s'y prendre et j'avoue que si j'étais heureuse, cette image m'aurait laissé échapper un sourire. Mais pas dans des conditions comme celles-ci. Même de loin on peut constater qu'il dégage l'impression d'avoir un c½ur d'enfant. Il réussit finalement à décrocher le cerf-volant et à rendre heureuse la fillette. Remarquant que je l'observe pour créer son portrait, il vient vers moi, un peu timide.

« X : Salut.

Moi : ... »

Il me sourit.

« X : Je m'appelle Sébastien. On est dans la même classe d'Histoire.

Moi : J'en sais rien, je sèche tous mes cours.

Sébastien : Toi c'est Lennah, pas vrai?

Moi : ... »

Oui, moi c'est Lennah. 16 ans. Tout sauf sociale. Lui aussi s'en aperçoit, alors il fige, incapable de savoir quoi dire. Il porte son regard sur mon cahier à dessin, que je referme aussitôt.

« Sébastien : Tu aimes dessiner?

Moi : Ça m'arrive. »

Je me lève et secoue mes pantalons, pour enlever l'herbe qui y était resté scotchée.

« Moi : Faut que j'y aille. Au revoir quand même.

Sébastien : ...Bye... »

Inutile de converser, de toute façon je m'en fou et ferai comme si ne rien n'était la prochaine fois que je le vois. Le rencontrer, c'est ce que j'ai fait. Marcher, c'est ce que je fais. Me plaindre, c'est tout ce que je sais faire. J'ai toujours repoussé ceux qui essayaient de m'aborder. Enfin, toujours, c'est un bien grand mot. Ça m'arrive depuis que j'ai douze ans. Depuis qu'elle est partie. Tiens, ça faisait longtemps que je n'y avais pas repensé. Oublier, c'est ce que je voulais faire. Oublier, c'est ce que je dois faire.

Je me rends chez moi, espérant que personne n'est là. Comme je suis loin d'avoir de la vaine, mon frère et son stupide ami sont là. Ils sont dans la cuisine, entrain de vider notre frigo comme à leur habitude.

« Mon frère : Papa ne rentrera pas avant les petites heures du matin. Il doit finir une réunion avec ses employés.

Stupide ami : T'es sûr que c'est vraiment ça qu'il fait? a-t-il lancé avec une voix pleine de sous-entendus. »

M
on frère lui donne une tape sur l'épaule en rigolant.

« Mon frère : T'es que trop con David! »

J
e suis lassée d'entendre toutes leurs conneries, alors je prends l'escalier et à peine ai-je grimpé la troisième marche je dis aux garçons :

« Moi : Je vais me coucher, faites pas trop de bruits!

Mon frère : Déjà? Mais il est seulement 18h00... »

J
e ne répondis pas à Pierre. C'est vrai que c'était nul comme excuse, mais on s'en fou. Tout le monde s'en fou...


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Qu'est ce que vous en pensez? Laissez-moi votre avis et je metterai la suite s'il y a assez de personnes qui la veulent.


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© twist-in-my-story

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 10:27

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:58

Mieux vaut embrasser une personne par désir, que par plaisir.

Mieux vaut embrasser une personne par désir, que par plaisir.
Chapitre Deux

« Je ne veux pas être riche : je veux être merveilleuse ».
-Marilyn Monroe

Lundi, 25 septembre


Un autre jour de plus dans cette école de malheur. Je commence à en avoir plus qu'assez. Pas étonnant que je sèche tous mes cours et qu'on ne m'y voie presque jamais. Comprenez, moi, je n'ai pas des oreilles de princesse. J'ai toujours sût entendre ces méchancetés, dites à mon sujet. J'ai toujours sût aussi entendre, toute seule, quand on prononçait sur mon dos. Contre ma case, je peux voir mon frère et sa bande de populaire défiler dans les corridors, sous les regards envieux de tous. Tous, sauf moi. Moi, je n'apprécie pas la présence des brutes absurdes et tordues. Je préfère de loin la compagnie des monstres cachés sous le lit des enfants, ou même celle des inconnus. Mais qu'est-ce que je raconte? Je n'aime en aucun cas la compagnie de qui que ce soit. « Tu verras, au lycée, tout est différent; la souffrance fait grandir les maturités, tant et si bien que les esprits rasent le plafond ». C'est ce qu'on ma dit. Et ça fait maintenant quelques années que j'ai pût constater que tout était vrai. Je peux paraître d'une dépressive à vos yeux, mais de toute façon, ça ne ferait que quelques personnes de plus qui croient que je le suis. Le son de la cloche qui rassemble normalement tous les élèves en classe suffi pour me faire sortir de l'école, avant même le premier cours. Je m'assois sur les marches de l'escalier de l'école et sort mon paquet de cigarettes. Oui je fume, et alors? Tous les membres de ma famille le font et aux dernières nouvelles, ça n'a jamais choqué personne.

« X : Tu ne devrais pas fumer. »

Je connais cette voix depuis mon enfance. Une voix chaude, mais rauque, et mystérieuse. La sorte de voix qui ne surprendrait personne à séduire tout le monde, juste en disant un mot ou deux. Il vient s'assoir à son tour à côté de moi, comme si je lui avais proposé.

« Moi : Je te ferais remarquer que tu fumes depuis tes quinze ans, alors qui t'es pour me juger? Et puis pourquoi tu sèche seul? Normalement tu es toujours avec mon frère...

David : T'as pas tout à fait tord. Pour l'histoire de Pierre, il s'est fait collé au secrétariat pendant une semaine, pour chaque cours de français. Du coup j'ai décidé de rater français moi aussi.»

Il sort un joint de son veston. Je soupire en secouant légèrement la tête, en signe de découragement.

« Moi : T'es pas croyable.

David : Tu vois, normalement, c'est pas dans des conditions comme celles-ci qu'on me dit ça. »

Il approche sa tête de la mienne pour m'embrasser et je pose ma main sur sa joue pour embarquer dans son jeu. Au dernier moment, je repousse son visage du mien en lui disant qu'il est con. Il rigole et allume son joint. Il prend une poff et évacue la fumée en faisant des cercles avec.

« David : Tu es sûrement la seule fille au monde à ne pas vouloir embrasser David Desrosiers.

Moi : Je n'aime pas fréquenter les gosses de riches prétentieux qui parlent d'eux à la troisième personne.

David : Hey, ton frère aussi est un gosse de riche.

Moi : ...

David : Ce qui fait de toi une gosse...

Moi : Je ne suis pas gosse de riche. Ça dépend toujours de notre attitude quand nos parents sont millionnaires. Mon père l'est, mais je n'agi pas comme toi, Pierre et la majorité des élèves de cette école. On naît diable, on ne décide pas de l'être.

David : Il y a un diable en chacun de nous. La plus grosse malice de Satan a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas. Tu me donne raison en embarquant dans son jeu. »

Je ne répondis pas. Sûrement un des traits de caractère les plus frappants chez David : il cloue le bec à tout le monde. Parlant de lui, il commence à être stone. Je l'ai vu dans cet état des vingtaines de fois et je connais son comportement par c½ur : sous l'effet de la marijuana, il dit des phrases sans sens et s'emporte facilement.

« David : C'est alors que je lui ai dit : Mais c'est pas vrai! Tu as encore mis l'éléphant dans le frigo?! »

J'écrase mon magot de cigarette sur le sol avec mon pied droit.

« Moi : David, je comprend absolument rien à ton charabia.

Directeur : Oui, moi non plus.»

Le directeur. Lui aussi je l'avais oublié. C'était peut-être mieux comme ça, tout compte fait.

« Directeur : Mademoiselle Bouvier, il est concrètement interdit de fumer proche de cet établissement. Et monsieur Desrosiers, je n'ai pas besoin de vous dire qu'il en est de même pour les substances illégales. »

Je le déteste. Entre le directeur et David, je ne sais pas lequel que j'hais le plus. Le dirlo nous entraîne tous les deux dans son bureau. David, lui, a l'air de trouver ça drôle. Il n'est pas du tout conscient de ce qu'il fait, et ce qui m'enrage le plus, c'est que quand il reviendra sur Terre, il ne se rappellera même plus de ce qu'il s'est passé.

« Directeur : Vous savez très bien, monsieur Desrosiers, que ce que vous faites est totalement intolérable! Nous sommes une grande école d'envergure ici, pas un jardin d'enfant! Mais qu'est-ce que vous voulez à la fin?!

David : Mon visage sur une affiche de Covergirl.

Directeur : Vous devez plaisanter...

David : J'ai la tête de quelqu'un qui plaisante?!

Directeur : Desrosiers! Continuez comme ça et ce n'est pas une tête d'affiche que vous serez, mais un renvoyé! »

David se lève, pose ses mains sur le bureau et se penche pour être en face du principal.

« David : On sait très bien, vous et moi, que ça va se passer comme à chaque fois. Vous allez appeler chez moi, discuter quelques minutes avec mon père, avant qu'il vous fasse un chèque en blanc parce que lui, voyez-vous, s'en fou de mon éducation et de ce que je peux bien y faire. »



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Et alors, ce que vous en pensez? Oui je sais, dans ma fanfic j'ai rendu le personnage de David superficiel et méchant, mais je tiens à dire que je suis parfaitement consciente qu'il ne l'est pas en réalité! Et puis merci pour vos com'z, ça fait vraiment plaisir!Celles qui veulent être prévenue n'ont qu'à laisser un commentaire ici. :) Ciao!


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# Posté le mercredi 07 janvier 2009 16:44

Modifié le mardi 14 avril 2009 20:41

Je regarde mes mains, inutiles, puisqu'elles ne caressent plus sa peau. Tout perd sa raison d'être en son absence.

Je regarde mes mains, inutiles, puisqu'elles ne caressent plus sa peau. Tout perd sa raison d'être en son absence.
Chapitre Trois

« Pour rouler au hasard, il faut être seul. Dès qu'on est deux, on va toujours quelque part ».
-Madelaine Elster, sueurs froides


Mardi, 26 septembre


Quand je suis seule dans ma chambre, il m'arrive de m'imaginer que les fantômes la hantent. Je les vois très bien s'assoir sur mes meubles et m'observer, comme si ça les stupéfiait. Comme si les vivants les stupéfiaient. Ils ont l'air d'avoir tout oublié de leur passé. Ils n'ont plus de notion du temps. Bien sûr, eux, ils n'ont que ça à faire. Ce n'est pas comme nous, les « humains ». Nous sommes toujours occupés. Toujours absents. Jamais le temps. C'est ce que mon père me répétait tout le temps, enfant, quand je lui demandais si nous pouvions aller prendre une glace ensemble. Finalement, c'était toujours la femme de ménage qui venait avec moi. Mon frère, lui, préférait jouer aux jeux-vidéos et sortir avec ses amis. Parce que lui, voyez-vous, il en avait. Et c'est encore comme ça. On ne peut que vivre cachée dans l'ombre de son frère quand on est la s½ur de Pierre Bouvier. En me tournant vers ma commode, sans le vouloir, je m'imagine le fantôme de ma mère. Elle a de longs cheveux châtains clairs comme les-miens. Ses yeux verts brillent sous mon intrigue. Elle me ressemble. Je peux encore sentir son parfum pomme-cannelle. Son préféré. Le préféré de mon père. Je me frotte les yeux à l'aide de mes points, comme le ferait une fillette au réveil. L'image de ma maternelle disparaît aussitôt. C'est la deuxième fois qu'elle disparait. Enfin, pas l'image. Elle, je l'ai vu plus que deux fois. En fait, je parlais plutôt de ma mère. Je ne peux me remémorer d'autres souvenirs évanouis depuis longtemps, car mon père fit irruption dans ma chambre. Il ressemble beaucoup à Pierre. Des yeux marrons, des cheveux foncés et un corps grand et bien bâtit complète le portrait. C'est un homme insociable et austère. Toujours les pieds sur Terre. C'est un homme occupé, qui ne vit que pour son travail. Mais bon, ça, je crois l'avoir déjà dit.

« Papa : La direction a appelé...

Moi : ...

Papa : ... encore une fois. Quand ce n'est pas Pierre, c'est toi. Vous avez décidé de vous mettre contre moi, ou quoi?

Moi : Désolée d'être un fardeau de plus dans ta misérable existence ».

Je me lève et attrape mon cahier à dessins avant de sortir de la grande pièce qui me sert de chambre. Je préfère la qualifier de donjon à idée noires. Mouais, c'est plus morbide et ça tien au loin les esprits tordues. Je sors de la maison sous les appels de mon père. Ça ne me fait rien, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. Je connais le refrain. Il sera furax le temps que je parte et une fois revenue, il sera encore au travail et fera mine d'avoir tout oublié de notre trois cent-dix-septième dispute. Je ne sais où je vais, et ce n'est pas la première fois. Là, je parle de mon enlignement dans ma vie future. Je n'ai jamais vraiment accordé d'importance à ce que je ferai plus tard, ni vraiment mis en doute ce que je voulais. J'atterri à un endroit qui m'est familier. J'adore cet endroit et y viens régulièrement. Le paysage est principalement décoré d'un lac en bordure d'une forêt mixte. Ce n'est pas exactement du sable qui orne sur le sol, mais plutôt une infinité de variété de petites roches. Il y en a de toutes sortes. Je me souviens, la première fois que je suis venue ici, la large palette de couleurs qui faisait briller le sol me faisait rire. Ça m'émerveillait, me faisait rêver. C'est à peu près tout ce que l'on sait faire lorsqu'on est enfant. Et quand on vieillit, c'est à peu près tout ce que l'on ne sait plus faire. Je m'assois sur le sol de mon histoire et sort un crayon de ma poche. J'en ai toujours un sur moi. On ne sait jamais. C'est une habitude de famille sûrement, parce que Pierre en a toujours un sur lui, lui aussi. Par contre, lui il dit que c'est pour plus tard, lorsqu'il signera des autographes, quand il deviendra une « rock-star ». J'aime autant ne pas le contredire, c'est beau de rêver. Je parcoure des yeux la vue qui s'offre à moi. Ça part des nuages jusqu'au trou dans mon jean, au niveau du genou. Mon crayon glisse seul sur la feuille blanche, reproduisant ce que je vois. J'ai fais ce dessin des millions de fois, et il n'est jamais identiques à tout ceux que j'ai pu faire. C'est comme si on ne voyait jamais les choses sous un même angle.

« X : Tout le monde te cherche partout.

Moi : Peux-tu bien me dire pourquoi c'est toi qui me trouve en premier?

X : J'ai du flair pour les âmes perdues.

Moi : On croirait entendre le diable.

X : Ne reviens pas sur ce sujet, je te l'ai déjà dis, c'est toujours moi qui gagne ».

Il vient s'assoir à côté de moi. On dirait qu'il pense que je l'ai invité. Il se croit tout permis. Il essaie toujours de voir ce que je dessine, comme si ça pouvait l'intéresser. Je referme mon cahier noir et il détourne le regard.

« David : Je peux savoir pourquoi tu viens toujours ici?

Moi : Je peux savoir depuis quand tu t'intéresse à ce que les autres peuvent bien foutre de leur vie?

David : T'as raison, ça ne me ressemble pas ».

Il sort son paquet de cigarette et s'en allume une. Ce qui est beau avec lui, c'est qu'il ne s'éternise jamais.

« David : Tu viens ici depuis le jour où ta mère a disparue, pas vrai?

Moi : Tu me suivais, où quoi?

David : Hey, à l'âge de douze ans tu faisais partit de l'équipe de soccer, tu portais des shorts et des bas qui te montaient jusqu'aux genoux, tous les gars du coin te trouvaient très sexy ».

Je rêve ou il essaie de me draguer? Je ne me rappelais même plus qu'avant, je pratiquais un sport. Je jouais dans une équipe masculine et je me rappelle très bien que Pierre ait déjà frappé un des joueurs qui avait essayé de m'attraper les fesses. Depuis, j'ai arrêté. Un écureuil passe devant nous et je sourie en le voyant.

« David : T'aimes les petits rongeurs?

Moi : Quand j'étais petite, j'en avais apprivoisé un. Je l'avais appelé Choupou.

David : Choupou?

Moi : Te moques pas, j'avais que dix ans. J'ai jamais dit à personne que j'en avais un.

David : Pourquoi ?

Moi : Et bien, tu te souviens à l'âge de 8 ans, quand tu as jeté mon poisson rouge dans les toilettes en disant qu'il aimerait le voyage? Depuis ce temps là j'évite de répéter aux autres ce que je possèdes ».

Il ne répondit pas, sûrement parce qu'il voulait se remémorer ce souvenir qui l'avait bien fait rire. Il esquissa un sourire en coin, regarda à l'horizon et pris une bouffé de sa cigarette. Silence de plomb. Je ne peux dire combien de temps on est resté ainsi. Avec David, c'est étonnant. « Le silence est la vertu des sots ». Celui qui a écrit ça devait connaître David Desrosiers. Ça fait longtemps qu'il regarde au loin, en direction de la petite île au fond du lac. Il a un regard malicieux, même s'il paraît parfois vide. En ce moment, David a l'air inoffensif. Je dirais même presque sage. Attention, ne jamais sous-estimer David Desrosiers.

« David : Parles-moi d'elle.

Moi : De qui?

David : Tu sais très bien de qui je parle ».

Oui, c'est vrai. Je le sais très bien. Je n'ai juste pas envie de le faire.

« Moi : ...Pourquoi?

David : Pour m'informer. Pierre n'a jamais voulu me raconter.

Moi : ...

David : Allez, je ne le dirai à personne, les potins c'est pour la petite voisine, pas pour moi. Si je veux faire souffrir quelqu'un, c'est pas comme ça que je m'y prends.

Moi : Je suis censée me sentir soulagée?

David : À peu près ».

Je n'ai jamais raconté cette histoire à personne. Pourquoi je la raconterais au type auquel je fais le moins confiance? Je le connais depuis longtemps, et je ne sais toujours pas déchiffrer quand est-ce qu'il ment. Il me regarde intensément, ou plutôt, il me fixe. C'est comme ça qu'il a réussit à mettre plein de filles dans son lit. Je ne suis pas aussi vulnérable, je ne me ferai pas avoir aussi facilement. Je peux quand même le lui dire, ce n'est pas un secret, c'est juste une page de mon histoire.

« Moi : ...Un jour de mes douze ans, alors que je revenais de l'école, ma mère sortait de la maison et cherchait ses clefs de voiture dans son sac à main. Je me suis approché d'elle, pour lui demander où est-ce qu'elle s'en allait. Elle avait l'air surprise et désemparée que je sois là, comme si je ne devais rien savoir. Elle m'a regardé longtemps. Elle m'a serrée dans ses bras et a caressé mes cheveux, en prenant une grande inspiration. Je ne comprenais rien, je la trouvais juste...étrange. « Je pars pour quelques temps. Je reviens le plus tôt possible ». C'est ce qu'elle m'a dit. Ça fait maintenant quatre ans que personne ne la revu. Il m'arrive parfois de croire qu'elle est morte, ou encore qu'elle n'a jamais existé ».

Pendant mon récit, il m'écoutait sans rien dire en me regardant dans les yeux. Il avait presque l'air hypnotisé par ce que je lui disais. C'était la première fois que je le voyais s'intéresser à ce que quelqu'un peut bien lui raconter. Je lui prends sa cigarette des mains sans l'avertir et en prends une bouffée. Il me laisse faire, ça lui est égal, comme pas mal de choses. J'écrase le mégot sur le sol et rassemble mes jambes entre mes mains, puis pose ma tête sur mes genoux. David attend un peu, et se relève. Il me regarde et me tend sa main. Je le fixe et fronce les sourcils.

« David : Si je te ramènes pas bientôt, ton frère va m'accuser d'un je ne sais quoi. Alors, tu viens? »

J'
hésite un moment. Je ne veux pas partir d'ici. Pas tout de suite. Je veux disparaître. Comme ma mère. Comme les fantômes dans ma chambre lorsque je me rends compte qu'ils n'existent pas. Comme les formes sur mes mûrs que je dessine et que mon père m'ordonne d'effacer. Comme mon paternel qui disparaît le matin pour aller travailler et revenir seulement aux petites heures du matin. Tout est éphémère. Je prends mon cahier de ma main droite et tends l'autre à David, qui s'empresse de l'attraper. Il me tire vers lui, toujours ma main dans la sienne, me rapprochant de lui et à peine ais-je terminé de me relever il colle son corps au mien et m'embrasse. Je le repousse aussitôt, ébahie.

« Moi : Qu'est- ce que tu fais?!

David : Je... euh... »

Ç
a doit être la première fois de sa vie qu'il ne sait pas quoi dire. J'ai les larmes aux yeux, je ne pourrais dire pourquoi.

« Moi : Qu'est-ce que t'as fait? Tu ne m'aimes même pas. Et moi non plus.

David : Alors pourquoi ta main est encore dans la mienne? »

J
e la retire immédiatement et le regarde dans les yeux. Son regard est plus doux que d'habitude. Si je ne le connaissais pas autant, je dirais presqu'il est désolé. Je ne me laisserai pas amadouée comme ça. David Desrosiers aurait-il pour la première fois de sa vie des regrets?


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C'est ça! Si vous avez aimé, faites moi le savoir! Ou si c'est le contraire, bah dites moi le aussi, pour que je puisses m'améliorer! :) Sinon, mention spéciale à my-fic-sp qui a un peu beaucoup deviné la suite :).


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# Posté le dimanche 11 janvier 2009 20:11

Modifié le mardi 14 avril 2009 20:52

Ne prenez pas la vie au sérieux, de toutes façons, vous n'en sortirez pas vivants.

 Ne prenez pas la vie au sérieux, de toutes façons, vous n’en sortirez pas vivants.
Chapitre Quatre


« Rien n'est impossible, juste mathématiquement improbable ».
- Sir August de Wynter, chapeau melon et bottes de cuir

Vendredi, 29 septembre


On était dans l'avion, entrain de voyager. Un peu étrange, parce que la dernière fois que je l'ai pris, c'était il y a deux mois de ça, pour aller au Mexique. On était en première classe, là où ça ne surprend personne de voir quelqu'un boire une coupe de champagne à 500$ la bouteille. Mon frère était assis derrière moi, et essayait de draguer la première hôtesse qui passait à ses côtés. Mon père, tant qu'à lui, était devant moi, et je ne discernais que son portable et le dessus de ses cheveux. Même en vacances, il travaille toujours. Puis, je vis une main se poser sur la sienne. Il y avait quelqu'un assis à côté de lui. Il regarda cette personne, souris et ferma son ordinateur. Cette main, je l'ai déjà vu. De longs ongles manucurés, un bracelet en or au poignet et une alliance qui a sûrement dut coûter une fortune. J'essayai de distinguer le visage de l'inconnue en me retournant sur mon siège et en étirant le cou. Mes pieds ne touchaient pas le sol. Je savais que j'étais petite, mais pas à ce point. Je devais alors être plus jeune. Je fis de mon mieux pour descendre du banc et gagner l'allée, de là où je me retournai vis-à-vis mon père et sa compagne. « Qu'est-ce qui se passe ma chérie »? C'est elle qui a dit ça. Ses traits fins, sa peau parfaite, son visage d'ange me donne envie de l'embrasser et de la serrer dans mes bras pour ne plus jamais la perdre. Pourquoi était-elle encore là? Je ne comprenais plus rien, j'étais incapable de bouger à ce moment précis. C'est alors que ses yeux devinrent noirs et que son front estompa la sueur. Sa peau devenu molle et quant à elle, elle rapetissa. On aurait dit une poupée de cire qui fond. J'essaie de crier, parler, mais aucun son ne sort de cette bouche damnée. Son beau sourire sur ses lèvres se difforme. Mon père ne faisait rien, tandis que Pierre parlait avec d'autres passagers qui s'apprêtaient à passer de plus belles vacances que moi. Personne ne se rendait compte de rien. J'essayais de les mettre en garde, j'arrêtai les hôtesses, mais elles ne me prêtaient aucune attention. Ma mère se dissout, disparaît. Son sang goûtait sur mon père et soudain, elle s'affaissa sur le côté...

« Mademoiselle Bouvier, bon sang, réveillez-vous! »

Je me réveille en sursaut et me rends compte que je suis dans la salle d'histoire. Je passe ma main sur mon front et ferme les yeux sous les rires des autres élèves. J'espère seulement que tout ça n'est qu'un autre rêve et que je vais me réveillé pour de bon dans mon lit. Vous savez, quand vous rêvez que vous rêvez? Moi, ça m'arrive souvent. En rouvrant les yeux, je peux voir la professeure à moins d'un mètre de moi, qui brandit sa grande règle en essayant de me mettre en garde. Mme Scheffer est un personnage abrupt et désagréable, qui fait des remarques blessantes et souvent déplacées. Elle est toujours vêtue d'un veston pourpre et d'une longue jupe assortie. Elle remonte tout le temps ses cheveux en chignon et ses lunettes rectangulaires qui sont sur le bout de son nez fin et allongé nous donnes continuellement l'impression d'être en maison de détention. Elle a aussi cette fâcheuse manie d'agiter sa grande règle en bois longue d'un mètre pour nous faire peur et nous « dresser ».

« Mme Scheffer : Mademoiselle Bouvier, veuillez répondre à ma question.

Moi : ... »

Le fait qu'aucun son de sorte de ma bouche a déclenché une rage chez elle qui la poussa à frapper d'un coup de mètre mon bureau. Je n'en suis pas certaine, mais je crois que de nos jours, on n'a plus le droit de faire ça. Elle est allée à la vieille école, et je pense que ça a laissé ses traces.

« Mme Scheffer : L'année dernière, j'ai eu votre frère dans ma classe, et après, je me suis juré de ne plus jamais enseigner à un Bouvier! Mais voilà que vous êtes là! »

Quand elle parla de mon frère, j'entendis des filles derrière moi dire qu'il était trop beau et le vénérer. C'est toujours la même chose.

« Mme Scheffer : Vous avez manqué les trois derniers cours, et maintenant vous vous permettez de dormir sur votre bureau! C'est impoli et très mal vu! Vous devriez prendre des notes au lieu de rêvasser!

Moi : Maintenant vous savez pourquoi je ne viens jamais ici ».

Son teint qui est normalement blanchâtre est soudainement devenu rouge homard. Je crois qu'il y en a une qui abuse des fruits de mer...

« Mme Scheffer : Ça suffit! J'exige que vous preniez des cours de rattrapages!

Moi : Quoi?! Mais avec qui?! »

Elle esquissa un léger sourire qui me glaça le sang. Mes yeux devinrent ronds comme des billes et ça avait l'air de la satisfaire. Je l'amuse quand j'ai ce genre de réaction. Je vous ai déjà dit qu'elle aimait me faire souffrir?

« Mme Scheffer : Je pense que Sébastien est un très bon élève et qu'il fera largement l'affaire. Vous apprendrez avec lui tant que vous n'aurez pas la moyenne dans mon cour, est-ce clair? »

Je la déteste. Comme bien des gens. Je me tourne vers le supposé Sébastien. C'est le type du parc, ses yeux bleus me reviennent en tête. Il a l'air extrêmement gêné que tout le monde le regarde. Je me retourne face au tableau et m'enfonce sur ma chaise. Hier je n'ai pas bien dormi parce que mon frère a invité quelques amis et disons qu'ils étaient nombreux. Ils sont restés très tard et ils s'amusaient a lancé des boules de caoutchouc sur ma porte fermée. Le peu du reste du cours, je m'amusais à dessiner dans mon cahier noir. Je faisais une caricature de la prof qui servait à satisfaire mon besoin de me défouler. La cloche retentit finalement et tous les élèves sortent de la classe en même temps pour aller retrouver leur bande. Enfin, ceux qui en ont une. En allant vers ma case, quelqu'un m'interpelle et je me sens légèrement tirer vers l'arrière. Je me retourne brusquement et il retire sa main de mon épaule, surpris.

« Sébastien : Désolé.

Moi : ...

Sébastien : ...écoute, je me disais que tu pourrais venir chez moi, ce soir, pour commencer à étudier.

Moi : T'es vraiment venu me voir juste pour me proposer d'étudier?

Sébastien : ...

Moi : Désolée, je voulais pas dire ça. Enfin, pas comme ça. Je suis légèrement contrariée ces temps-ci. Mouais, ce soir ça me va ».

Pour toute réponse il me sourit et me donne son adresse.


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Et puis? Désolé pour cette suite vraiment ennuyeuse,
mais en cette journée de congé (vive les grands froids du Québec! xD)
j'avais rien à faire et j'en ai profité pour écrire une suite! By the way,
pouvez-vous me donner deux prénoms féminins? La suite arrive dans 20 com'z!=)

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© twist-in-my-story

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 19:50

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 10:29